Le DPE à Amiens

Mis à jour : septembre 2026

En bref

Sur les 49 269 DPE amiénois publiés, les 1 427 logements bâtis entre 1983 et 1988 affichent 83 % de murs notés « insuffisants ». Ceux de la période suivante, 1989-2000, tombent à 13,6 %.

Une seule année sépare ces deux mondes.

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La cohorte la plus mal notée du parc

On imagine volontiers que les logements les plus pénalisés sont les plus anciens. À Amiens, ce sont les plus récents du bloc ancien.

Les 1 427 logements de 1983-1988 atteignent 83 %, devant les 18 376 de l'après-guerre à 69,4 % et les 12 162 d'avant 1948 à 60 %. Le bâti amiénois le plus mal noté a moins de quarante-cinq ans.

Ce que 1989 a changé

L'arrêté du 5 avril 1988 a resserré les seuils d'isolation des logements neufs et fait entrer, pour la première fois, la performance des installations de chauffage et d'eau chaude dans le calcul réglementaire.

Son effet sur les diagnostics amiénois est brutal : de 83 % à 13,6 % d'une période à la suivante. Soixante-dix points, sur des cohortes de plusieurs milliers de logements.

Ce que cela vous dit sur votre bien

La question à se poser devant une annonce amiénoise n'est donc pas l'âge du bâtiment mais sa position par rapport à la fin des années 1980.

Un immeuble de 1986 et un immeuble de 1992 se ressemblent, se vendent dans les mêmes quartiers, et n'obtiennent pas du tout la même note. L'écart est dans les murs et ne se rattrape par aucun réglage.

L'ancien tient mieux qu'on ne croit

Les 12 162 logements amiénois antérieurs à 1948 se situent à 60 %, soit à peine au-dessus de la moyenne nationale toutes époques confondues, qui s'établit à 55,4 %.

La maison amiénoise traditionnelle, en brique pleine, y contribue : son épaisseur ralentit les échanges thermiques sans remplacer un isolant. Le secteur des abords de la cathédrale obéit par ailleurs à ses propres contraintes de travaux.

Un parc mieux placé que la moyenne

51,5 % des diagnostics amiénois portent la mention « murs insuffisants », soit quatre points sous la moyenne nationale, avec 14,9 % de parois supplémentaires notées « moyenne ».

Les menuiseries font nettement mieux, à 10 % contre 15,2 % au national. Le point faible se situe ailleurs : 3,3 % seulement des logements atteignent les classes A ou B, ce que détaille la répartition des classes.

Ce que le calendrier vise ici

10 435 logements amiénois diagnostiqués sont classés E, F ou G, soit 21,2 % du parc. 1 065 se trouvent en G et ne peuvent plus faire l'objet d'un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025 ; 2 337 sont en F et basculeront en 2028 ; 7 033 en E et suivront en 2034.

Un contrat de location en cours se poursuit jusqu'à son renouvellement, comme le précise la page passoires thermiques.

Une réserve sur les périodes intermédiaires

Le relevé amiénois présente une irrégularité : les 1 296 logements de 1975-1977 descendent à 42,7 %, bien en dessous de leurs voisines immédiates.

Nous ne l'expliquons pas. Les tables forfaitaires du calcul dépendent de l'époque de construction déclarée, ce qui peut creuser des écarts entre décennies proches sans réalité constructive. Seule la rupture de 1989, de soixante-dix points, échappe à cette prudence.

D'où viennent les mentions défavorables

Un rapport peut décrire comme non isolé un logement qui l'est. Ce n'est pas une erreur du professionnel mais une contrainte de la méthode, qu'il applique sans marge d'appréciation.

Devant une paroi dont la composition ne peut être établie sur place, la valeur retenue est fixée d'avance à 2,5 W/(m².K), celle d'un mur nu. Un logement doublé lors d'une rénovation dont la facture a disparu ressort donc au niveau d'un logement jamais touché.

Ce qui lève cette incertitude

Un document qui identifie le matériau posé et donne son épaisseur. Facture d'entreprise, devis accepté, notice de constructeur ou dossier d'aide publique conviennent également.

78,7 % des logements amiénois diagnostiqués sont des appartements. Une part de ces pièces relève donc de la copropriété, sujet développé sur la page DPE et copropriété : votes d'assemblée portant sur l'isolation, carnet d'entretien, diagnostic technique global.

Quand commander le diagnostic

Vendre ou louer l'impose, et la classe doit figurer dans l'annonce dès sa parution. Le document se prépare donc avant la mise en marché.

Sur une maison individuelle ou un immeuble entier classé E, F ou G, un audit énergétique complète le dossier de vente : obligation en vigueur depuis avril 2023 pour les F et G, et depuis le 1er janvier 2025 pour les E.

Le budget et le calendrier

Comparer deux devis suppose de comparer leur périmètre avant leur montant : commander les diagnostics séparément revient à payer plusieurs déplacements, comme le chiffre la page prix d'un DPE à Amiens.

La visite et le rapport se règlent en quelques jours. Le rendez-vous, lui, se négocie en semaines dès que le printemps approche, période où les mises en vente se concentrent.

Le dossier amiénois au complet

Trois vérifications avant de retenir un intervenant, toutes disponibles sur l'annuaire officiel du ministère : certification en cours de validité, indépendance vis-à-vis du vendeur et de l'agence, assurance de responsabilité civile professionnelle.

L'état des risques rassemble les aléas de la commune, et le repérage amiante concerne le bâti antérieur à juillet 1997. Un DPE établi depuis le 1er juillet 2021 vaut dix ans et engage celui qui le fournit ; le document rejoint ensuite le dossier pour vendre ou pour louer.

Questions fréquentes

Quelle est la génération la plus mal notée à Amiens ?

Les 1 427 logements bâtis entre 1983 et 1988, à 83 % de murs « insuffisants », devant les 18 376 de l'après-guerre à 69,4 % et les 12 162 d'avant 1948 à 60 %. Le bâti amiénois le plus mal noté a moins de quarante-cinq ans.

Pourquoi 1989 change-t-elle tout ?

L'arrêté du 5 avril 1988 a resserré les seuils d'isolation des logements neufs et fait entrer, pour la première fois, la performance des installations de chauffage et d'eau chaude dans le calcul réglementaire. À Amiens, l'effet est brutal : de 83 % à 13,6 % d'une période à la suivante.

Le bâti ancien amiénois est-il pénalisé ?

Moins qu'on ne l'imagine. Les 12 162 logements d'avant 1948 se situent à 60 %, à peine au-dessus de la moyenne nationale toutes époques confondues de 55,4 %. La maison amiénoise en brique pleine y contribue : son épaisseur ralentit les échanges thermiques.

Peut-on se fier aux écarts entre décennies proches ?

Avec prudence. Le relevé amiénois montre par exemple 42,7 % pour la période 1975-1977, bien en dessous de ses voisines immédiates, sans que nous puissions l'expliquer. Les tables forfaitaires du calcul dépendent de l'époque déclarée. Seule la rupture de 1989, de soixante-dix points, échappe à cette réserve.

Combien de logements amiénois sont concernés par le calendrier ?

10 435, soit 21,2 % du parc. 1 065 en G ne peuvent plus faire l'objet d'un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025 ; 2 337 en F basculeront en 2028 ; 7 033 en E suivront en 2034. Un contrat en cours se poursuit jusqu'à son renouvellement.

Sources officielles

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